30.000 ans d'histoire
INDUSTRIE DU MARBRE
L'INDUSTRIE du MARBRE
Quelques Aspects Essentiels
SOMMAIRE
Chapitre 1 : Les Transports M 20
Chapitre 2 : Les semis ouvrés (tranches) M 26
les multifils m 18
les grands disques diamantés m 20
Le surfaçage des tranches M 20
le polissage M 20
le polissoir manuel …m20
polissage à l’aide de machines automatisées m20
la ligne de polissage m20
le flammage M 20
Manutentions et Stockage m 20
Chapitre 3 :Les produits finis M 26
Produits standard M 20
Chapire 4 La Taille de Pierre M 20
La taille en carrière m20
La taille en atelier ou en usine m 20
Les premiers outils …m 18
Exécution des travaux m 20
Le débitage m18
La taille manuelle m18
La taille d’une colonne monolithe m 20
Chapitre 5 : La Marbrerie M 20
L’Art de la Marbrerie m 20
Chapitre 6 :Les Travaux
Avant-propos
Le présent ouvrage se situe dans une suite logique après les écrits de Louis Anglade traitant de façon exhaustive de l’exploitation des carrières de Pierres et Marbres.
Dans « Industrie du Marbre », il faut comprendre le mot « Marbre » dans son concept général englobant les divers matériaux naturels que l’on désigne aussi par « Roches de qualité » ou « Roches ornementales » Ce sont des Pierres, Pierres marbrières, Marbres, Onyx , Grès, Quartzites, Granits ou assimilés dans leurs nombreuses variétés géologiques
Les carrières fournissent en général des blocs parallélépipédiques de dimensions diverses, suivant les possibilités de la carrière, dimensions parfois limitées aux capacités du transport.
C’est la transformation de ces blocs en produits finis qui vont du revêtement de sol ou des murs, aux monuments et à la sculpture, qui constitue, vu l’ampleur de l’activité, l’Industrie du Marbre.
Sans remonter à l’antiquité car ils resteraient incompétents autant sur les moyens que sur les techniques employées qui sont encore un sujet de controverse parmi les experts, les auteurs ont voulu présenter les techniques utilisées depuis le travail entièrement manuel dont ils ont eu connaissance dans leur jeune âge, et, toujours à l’honneur pour les plus belles réalisations, jusqu’aux procédés modernes actuels
On suivra le bloc depuis son départ de la carrière jusqu’à sa transformation complète dans les ateliers de taille de pierre ou de marbrerie :
Le Transport
L’industrie du marbre, héritière d’une tradition millénaire pratique actuellement les techniques les plus évoluées. Le carrier, dont l’objectif est la production de blocs de bonnes dimensions, de teintes régulières, exempts de défauts, doit procéder à l’extraction, aux manutentions, expéditions et transports.
Si, avant toute mécanisation, l’extraction a posé d’importants problèmes, les transports ont présenté eux aussi d’énormes difficultés.
En Italie Carrière d’ Escalettes Ariège
Dans les carrières situées en montagne, difficiles d’accès, les blocs étaient placés sur deux poutres formant traîneau qui glissaient sur des bois graissés disposés en travers des pistes. Ce procédé appelé « lissage » permettait d’amener des charges importantes souvent sur de grandes distances jusqu’aux quais de chargement sur chariots ou quelquefois jusque dans les ports.
Dans la région d’Arudy
Au cours des siècles qui suivirent, les chariots et les chemins devenus des routes empierrées, ont été améliorés, mais le transport des blocs sur chariots à traction animale, relativement lente a été très longtemps le seul possible.
Un attelage impressionnant : 15 paires de bœufs Italie
Les carrières des Pyrénées ont, très tôt, bénéficié du transport fluvial, la Neste et la Garonne étant navigables.
Les blocs étaient chargés sur des radeaux constitués de troncs d’arbres assemblés Arrivés à Toulouse, les arbres étaient vendus et les blocs rechargés sur d’autres radeaux ou bateaux plus importants permettant de rejoindre Bordeaux où ils étaient embarqués sur des navires à destination de Rouen et de Paris.
Les blocs des carrières du Languedoc étaient presque toujours acheminés sur chariots jusques aux ports d’Agde ou Toulouse.
L’ouverture du canal du Midi, en 1682, facilitant le transport a permis le développement des carrières desservies par le « Chemin Royal des Carrières » aménagé jusqu’au port de Puichéric
A la fin du XIX e siècle, le chemin de fer révolutionne les transports en desservant les endroits les plus reculés et en se raccordant aux usines qui s’installent à proximité des gares
Portique manœuvré à la main en gare d’Arudy
.
Les transports de la carrière jusqu’aux ports d’embarquement ou les gares sont restés les mêmes jusqu’aux années 1925. Les camions ont succédés aux chars, les blocs restant toujours chargés et déchargés roulés sur des rondins de bois, poussés à la pince ou au cric. Seules, les gares importantes étaient pourvues de portiques ou de grues
Le camion de Louis Anglade à Laurens (Hérault
Ce n’est que dans les années 1955 que les camions ont commencé le transport des blocs sur de longues distances en supprimant ainsi les manutentions de chargement et déchargement dans les gares. C’est la solution actuellement adoptée
Déchargement de blocs à l’usine de Laurens .
Les blocs venant de la carrière sont déchargés et mis à disposition sur le parc
Le chemin de fer est resté pendant de dizaines d’années le mode d’acheminement des blocs pour les longues distances.
Blocs de St.Anne du Bager (Arudy) en partance pour les U.S.A. via le Port de Bordeaux
Blocs de Noir Coquillé d’ Izeste (Arudy) en partance pour la Hongrie
Actuellement, en Europe la majorité des transports de blocs et de tranches s’effectue par la route
Photos supplémentaires
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Ancien abris - Les capitelles