Décembre 1955 – Football
Décembre 1955 – Football

Décembre 1955 – Football

Suite à la victoire de l’Avenir Saint-Nazaire sur Roujan (2-0) en décembre 1955 , voici un poème de Madame Courtès Jeanne écrit à cette occasion.

Notre petit village, notre cher vieux  pays
Etait comme tant d’autre promu à l’agonie.
La jeunesse fuyait, recherchant les loisirs
Que Saint-Nazaire hélas, ne pouvait lui offrir.
Un grand calme régnait, le pays était mort.
Alors quelqu’un parla de terrain et de sport.
Du foot à Saint-Nazaire ricanait-on tout-haut.
Autant vouloir jouer sur le dos d’un chameau.
Pour y construire un stade, il est deux solutions,
Abaisser les montagnes ou raser les maisons.
Alors comme toujours il y eu quelques pionniers,
Et le fameux terrains où courraient les sangliers.
Puis grâce aux dynamisme de tous les dirigeants,
N’ayant pas ménagé leur peine ni leur temps,
A la ténacité à l’ardeur volontaire
De leur actif et sympathique secrétaire,
Grâce il faut bien le dire à notre sommité,
Le stade est devenu une réalité.
Nos jeunes en sont si fiers, qu’ils l’on couvert de gloire,
En remportant sur lui, victoires sur victoires.
En un match historique, les minimes zélés,
Ont montré qu’ils étaient aussi dignes de leurs ainés.
Nos pouvons être fiers, Saint-Nazaire a prouvé,
Qu’impossible est un mot indigne d’un Français.
Souhaitons que très bientôt ne règne dans le monde,
Que combats pacifiques autour d’un ballon rond,
Et que longtemps encore nous puissions applaudir
nos valeureuses équipes au beau nom d’AVENIR.

                                                          Jeanne Courtès