Saint-Nazaire-de Ladarez
Histoire des carrières

Histoire des carrières

Carrière de L’Incarnat

  • Les carrières de marbre sont tombées dans l’oubli, après le règne de Louis XIV, jusqu’à la redécouverte par Louis Salles, marbrier de Saint-Raphaêl (Var) dans les années 1885. Il sollicite la concession et l’adjudication est faite le 27 septembre 1885.
  • Le premier bail est signé le 12 décembre 1885 entre la commune de Saint-Nazaire et Albert Destrez. Ce dernier fait faillite en 1886, après avoir réalisé le chemin de la carrière.
  • Louis Salles lui succède en 1891.
  • Caumet de Boujan, lui succède en 1892 avec Gouze de Caunes-Minervois, marbrier à Béziers. Les parents de ceui-ci ont fait le socle de la statue de Paul Riquet, sur les allées de Béziers, en marbre de Caunes.
  • En 1894, l’exploitant signalé est l’entreprise Raynaud.
  • Le 28 février 1894, le Maire de Saint-Nazaire-de-Ladarez écrit au Sous-Préfet de Béziers que l’affermage de la carrière de l’Incarnat lui est indispensable pour l’équilibre du budget de la commune.
  • En 1894, l’exploiatnt Coliac est mis en demeure de fournir gratuitement des moellons et pierres de taille pour la construction du groupe scolaire.
  • 1900, Nicolas Gautier, exploite avec un groupe italien, sous  la direction de M. Despétris.
  • De 1914 à 1916, l’exploitant est Isidore Bayle, par ailleurs gérant de la brasserie « Le Phénix » à Béziers.
  • Août 1919, la carrière est concédée à Joseph Sabatier, ingénieur centralien de Béziers, puis à Henri Cechlin, marbrier et carrier à Laurens. Ce dernier fait faillite en 1933.
  • Il faut attendre 1943, pour voir la reprise par la société des Carrières Françaises de Marbres, qui exploitera durant 37 ans. Cette dernière fusionnera en 1980 avec le société Guinet, qui devient Guinet-Derriaz, et qui fera faillite en 2004. Le tribunal de Lyon cèdera toute l’activité, en 2005, à un groupe dont la filiale prend le nom de « Société des marbres du Languedoc ».

Carrières de marbre griotte

  • Carrière de l’ermitage :
    • Ente 1880 et 1890 la socièté Dervillé de Paris exploite les carrières de Saint-Etienne. Les blocs sont descendus à Saint-Nazaire par des charriots trainés par des boeufs (actuellement sentier de randonnée balisé).
  •  Carrière de Rives
    • Les blocs sont descendus vers le chemin de la carrière de l’Incarnat par un chemin de lissage encore visible. Cette carrière a été exploitée par Nicolas Gautier.
  • Carrière de Villebrun
    • Elle est exploitée au début du XX eme siècle par Nicolas Gautier. Cette carrière a été trés tôt mécanisée. Dans un bâtiment en ruine on trouve encore les restes d’une forge et le socle d’un moteur devant entrainer un fil de sciage. Deux blocs portent encore les initiales N.G. L’exploitation se faisait par Roquebrun.
  • Les frères LIBES, Felix et Placide ont également exploité sur leur domaine de Bosc-Negre, aujourd’hui Libes, ainsi qu’à Causses-et-Veyran. Cette dernière carrière été reprise par la société M.P.G, sous la direction de Blima, originaire de Caunes-Minervois et dont des descendants sont encore présents à Saint-Nazaire.